Le tarif bi-horaire est-il toujours rentable ?

En Belgique, il est possible de s'équiper de deux types de compteurs électriques :

  • Le modèle traditionnel, encore appelé compteur mono-horaire
  • La version bi-horaire

Qu'est-ce qui les différencie ?

Le compteur traditionnel ne fait aucune distinction entre les tarifs jour et nuit, tandis que le tarif bi-horaire distingue les heures pleines (le jour, en semaine) et les heures creuses (la nuit et le week-end). Pour les heures creuses, le prix est moins élevé que le tarif mono-horaire, tandis que pour les heures pleines, il est plus élevé.

Quelle est l'origine du tarif bi-horaire ?

Il avait été mis en place pour inciter les particuliers à consommer la nuit (au moment des pics de production des centrales nucléaires). Aujourd'hui, le développement des énergies renouvelables a changé la donne : les pics de production peuvent avoir lieu le jour et la différence entre les tarifs jour et les tarifs nuit se réduit de plus en plus.

Comment va-t-il évoluer ?

Le modèle tarifaire belge pourrait bientôt faire disparaître les tarifs jour et nuit. L'avènement du compteur intelligent permet de proposer un tarif qui tient compte de la production d'électricité en temps réel.

Des enquêtes ont été menées et elles prouvent que dans certaines régions, si la consommation de nuit ne dépasse pas 25 % (voire 30 % dans certaines régions) de la consommation totale, le tarif mono-horaire reste plus avantageux. De plus, l'installation d'un compteur bi-horaire coûte entre 250 et 400 euros. Avant de vous engager, prenez le temps de calculer si l'installation d'un tel dispositif vous permettrait, ou non, de faire des économies. N'hésitez pas à contacter un professionnel si vous souhaitez avoir des conseils personnalisés.