Le tarif bihoraire est-il toujours rentable ?

En Belgique, il est possible de s’équiper de deux types de compteurs électriques : le compteur traditionnel, encore appelé compteur monohoraire, et le compteur bihoraire. Le compteur traditionnel ne fait aucune distinction entre les tarifs jour et nuit, tandis que le tarif bi-horaire distingue les heures pleines (le jour, en semaine) et les heures creuses (la nuit et le week-end). Pour les heures creuses, le prix est moins élevé que le tarif monohoraire, tandis que pour les heures pleines, il est plus élevé.

A l’origine, le tarif bihoraire avait été mis en place pour inciter les particuliers à consommer la nuit (au moment des pics de production des centrales nucléaires). Aujourd’hui, le développement des énergies renouvelables a changé la donne. En effet, les pics de production peuvent avoir lieu le jour et la différence entre les tarifs jour et les tarifs nuit se réduit de plus en plus.

Le modèle tarifaire belge pourrait donc être amené à évoluer et les tarifs jour/nuit à disparaître. Le compteur intelligent devrait apporter une première réponse au problème en proposant un tarif qui tiendra compte, en temps réel, de la production d’électricité.

Des enquêtes ont été menées et elles prouvent que dans certaines régions, si la consommation de nuit ne dépasse pas 25% (voire 30% dans certaines régions) de la consommation totale, le tarif monohoraire reste plus avantageux. De plus, l’installation d’un compteur bihoraire coûte environ 250 euros hors TVA. Aujourd’hui, mieux vaut donc réfléchir avant d’opter pour le tarif bihoraire.

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